|
 |

 |
| Vous trouverez ci-dessous le modèle de lettre que vous avez choisi. Il est présenté gratuitement en version tronquée.
Vous pouvez le commander et vous le recevrez alors par email dans sa version complète au format Word ou texte. |
 |
 |
 |
 |

Résumé de la lettre : Lettre de Marine à Nicolas pour terminer une relation qui a duré 10 ans.
Prix de la lettre : 2.50 €

 |
 |
 |
 |
 |
Nicolas,
Dernièrement, en feuilletant Portnoy et son complexe de Philip Roth, je retrouve page 130 ta lettre d'amour-rupture qu'il y a dix ans, tu m'avais envoyée. Je t'aimais et j'étais revenue. Tu n'avais pas encore vingt ans et tu savais te faire pardonner. Tu as eu raison de prendre cette habitude ; elle aurait pu encore durer longtemps mais... voilà, Nicolas, nous deux, c'est désormais fini.
Donc, à ton retour de congrès-vacances-symposium-cure de remise en forme (je ne sais plus au juste, pas plus que toi tu ne le sais !), par cette lettre tu apprendras que nous sommes¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ Je suis partie avec notre fils pour Giens, chez Claudine. Tu connais le numéro de téléphone mais, sois gentil : ne m'appelle pas ; j'insiste Nicolas, ne m'appelle pas. Je vais tout t'expliquer. Quand tu auras lu cette lettre, tu comprendras et cela m'étonnerait que tu veuilles te manifester. Dans quelques jours, je regagnerai Aix, j'aurais retrouvé ma bonne humeur et ma sérénité.¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ 'est plus ton charme, ta fantaisie, ta gentillesse que tes aptitudes financières qui m'avaient attachée à toi...
Alors nous ne nous ferons la guerre dans aucun domaine.
Crois-tu que j'ai des raisons de te quitter ? Si tu m'avais posé un jour cette question, je crois que je t'aurais dit :
" Nicolas, je t'adore... mais tu es complètement irresponsable, tu es le type le moins rassurant sur le marché des mecs, le plus mauvais menteur du département, l'infidèle le plus distrait... "
Je pense que pendant les premiers mois de notre union, j'ai dû te suffire et te faire un usage convenable. Et puis il y eut la naissance de Jascha... et tes premières escapades.
Comment je sais tout cela, depuis quand et par qui ? C'est classique, mon pauvre. Les dépitées, celles que nous avons trompées puis bien vite quittées pour d'autres, à leur tour larguées... ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ne vague histoire... un titre de roman oublié. Trois minutes après, la liste de tes dernières conquêtes était bouclée. Pourquoi a-t-elle brusquement raccroché, muette de stupeur, quand je m'étonnais que sur cette liste elle omettait un nom : le sien ? Non, mais ça alors... quelle étourdie ! C'est ainsi que j'ai appris pour Babeth... Comment as-tu pu ? Babeth ? Je suis d'accord ! Un corps superbe, une allure folle... mais, mon pauvre ! Comment une créature qui ébouillante des langoustes encore vivantes et qui préfère Richard Clayderman à Glen Gould a-t-elle pu te séduire ? Remarque, pour l'usage que nous en avons fait, tu me diras !
Et puis, pauvre étourdi... les poches de tes pantalons qu'à la blanchisserie on retournait et qui recelaient notes de restaurant (Clos de la Violette, 2 couverts) pense-bêtes (rdv avec Anne 15h au Grillon...), ciné (2 places au Renoir), factures d'Interflora...
Je sais que je suis fautive. J'aurais dû t'en parler plus tôt, car cette situation, tu peux maintenant te l'imaginer, était pour moi si incommode... si malaisée, si embarrassante. Mais quel fardeau que le mien : cette incapacité à m'exprimer sans détours, cette peur du mal-à-propos, cette inaptitude à choisir le moment adéquat, cette irrésolution et, par dessus tout, au bout du chemin, l'inévitable séparation,¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ Peut-être aurions-nous pu parler ? Peut-être m'aurais-tu encouragée à te fuir ? Peut-être aurais-tu été fidèle quelques temps.
Souviens-toi : intentionnellement, j'avais laissé traîner en évidence la photo de la charmante femme de Vladimir, comment s'appelait-elle, une belle blonde, déjà un certain âge, mais bien conservée et assez spirituelle ? Sans même y jeter un coup d'œil, tu as inscrit au dos du cliché le titre d'un roman de Perec que tu voulais que j'aille t'acheter (à ce propos, je crois que je t'aimerais toujours un peu parce que Georges Perec, c'est toi qui me l'as fait découvrir).¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ noms, détails, complicités, alibis... Elle au moins, je savais que je ne pouvais pas la compter parmi tes maîtresses : si irrespectueuse d'elle-même et finalement si pitoyable ! Je me suis sentie mal à l'aise pour elle. Ce coup-là, à la rigueur j'aurais pu encore l'encaisser... Mais...
Pour couper court à ce médiocre récit, je lui ai demandé si elle avait eu récemment des nouvelles de Pierrot, s'il était rentré de son voyage.
Elle m'a appris et j'ai réalisé alors que toi aussi tu savais pour Pierre. Tu savais que c'était très grave, mais tu as préféré te taire. Probablement encore empêtré entre une étreinte et une rupture, pressentant que je ne pouvais plus être dupe, tu auras voulu me faire grâce de cette terrible nouvelle. Tu le savais pourtant et tu ne m'as rien dit et personne parmi tes amis immondes et tes maîtresses abjectes, personne ne m'a rien dit...
Ils sont intarissables, quand il s'agit de me raconter les petits épisodes lamentables de ton existence frelatée mais quand il s'est agit de Pierre, notre ami, ils ne m'ont rien dit ? Pourquoi ne m'a-t-on rien dit ?
Pierre est mort voici 20 jours.
Je ne lui aurais pas rendu une visite, pas une fois téléphoné.
Je lui aurais pas même envoyé un dernier mot.
Je ne veux plus jamais te revoir.
Tu comprends, Nicolas... plus jamais.
Marine.
|
 |
 |
 |
 |

| Modèles de Lettres, le choix du paiement sécurisé : |
 |

|

|